| Histoire
de l'Afrique du sud en bref : |
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Les Bushmen sont les premiers habitants de la région
: leur présence remonte à plus de 40 000 ans ! Plus
tard sont arrivés les Bantous. En 1487, Bartolomeu Dias double
le cap de Bonne-Espérance. En 1652 la première colonie
européenne en Afrique du Sud est fondée par les Hollandais.
Implantés dans la région du Cap, ils travaillent pour
la compagnie des Indes et «importent» de nombreux esclaves
du Mozambique, dIndonésie et de Madagascar. Fuyant
la révocation de lEdit de Nantes (1685), des Huguenots
trouvent également refuge dans les environs du Cap. En 1779,
pour la première fois, les colons hollandais (boers) battent
les Bantous quils repoussent au-delà de leurs frontières
historiques.
Ce nest quau XIXe siècle que
les Anglais entreprennent la conquête de la région
du Cap et que la colonie passe officiellement sous tutelle britannique.
Après bon nombre daffrontements avec les Britanniques,
les Boers se trouvent contraints à lexode vers le nord
(Exode appelé Le Grand Trek). Alors établis plus au
nord-est, ils sont fortement attirés par la richesse minière
de Johannesbourg. Malheureusement pour eux, les Britanniques ont
le même désir et entrent alors en conflit contre les
Boers qui perdent leur indépendance (guerre des Boers 1899>1902).
En 1910 est créée lUnion Sud Africaine. Sous
tutelle britannique, elle entre dans le cadre du Commonwealth. En
1912, est créé lAfrican National Congress :
lANC que Nelson Mandela dirigera par la suite. A la même
époque naît le National Party qui prône lapartheid.Si
Anglais et Afrikaaners saffrontent sur bien des points, ils
saccordent néanmoins sur le principe de la prédomination
de la race blanche. En 1948 est institutionnalisé lapartheid
: une série de lois fait du peuple noir un peuple soumis.
On le dépossède de ses terres et de lensemble
de ses biens, on le sépare totalement de la population blanche.
Considéré comme simple pourvoyeur de main duvre,
le peuple noir est parqué dans des réserves appelée
homeland ou en francais bantoutan. En 1961, lAfrique du Sud
proclame son indépendance et les manifestations détudiants
noirs à lencontre des blancs se font de plus en plus
nombreuses (Soweto, Sharpeville...). Les grèves et boycotts
se succèdent et conduisent à de nombreuses arrestations,
tortures, voire disparitions.
En 1989, le pays subissant de plus en plus de sanctions
économiques de la part de la communauté internationale,
le chef de lEtat ouvre la voie vers la fin de lapartheid
et abolit toutes les lois discriminatoires. En 1990, après
28 ans demprisonnement, Nelson Mandela est libéré.
Il est élu président aux premières élections
libres et multiraciales de 1994.
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| Photos |
| Photos
des émeutes de soweto |
| Chronologie
: |
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1488
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Le portugais Bartolomeu Dias double le cap
de Bonne-Espérance
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1498
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Vasco de Gama rejoint
les Indes en doublant le cap de Bonne-Espérance |
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Années 1600
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1602
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Installation de la Compagnie hollandaise
des Indes Orientales sur la côte sud. Auparavant le pays
n'était peuplé que de Bantous et autres populations
autochtones. |
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1652
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Fondation du Cap
par les Hollandais et Jan Van Riebeeck.
Le 6 avril 1652 , Jan Van Riebeeck arrive avec quatre-vingts
hommes à bord du Drommedaris pour créer une « station
de rafraîchissement » destinée à
fournir de l'eau, de la viande, des légumes et des fruits
frais aux équipages diminués par le scorbut après
quatre mois de mer. |
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Afflux de deux
cents huguenots français en 1688, chassés par
la révocation de l' édit de Nantes en 1685.
Ils s'installent dans la vallée de la rivière
Berg, protégée des vents du large par un grand
cirque rocheux où ils créèrent les neuf
fermes historiques avec des vignes qui existent encore :
La Bourgogne , La Dauphine, La Brie, Champagne , Cabrière,
La Terra de Luc, La Cotte, La Provence et La Motte. |
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Années 1700
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1713
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La variole décime les Khoisans
ainsi que de nombreux colons blancs |
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1750
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Déclin de l'influence hollandaise |
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1778
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La Fish River, frontière
de la colonie du Cap |
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1779
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Première des 9 guerres de
frontière, sur la Fish River, entre colons et Xhosas |
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1793
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La Lombard Bank, première
banque du pays ouvre à Cape Town |
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1795
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Bataille de Muizenberg et première
occupation britannique |
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Années 1800
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1806
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Bataille du Blaauwberg, 2ème
occupation britannique |
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1814
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Le Congrès de Vienne ratifie
l'occupation britannique au grand mécontentement des
colons déjà installés (les Boers) |
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1815
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Révolte de Slagter's Nek,
contre les britanniques, s'achève par des exécutions
judiciaires |
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1818
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Début des conquètes
de Shaka au Zululand |
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1820
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Arrivée de 4000 colons britanniques
à Grahamstown. Plusieurs centaines de colons anglais
débarquent au sud-est du Cap et fondent la ville de Port
Elizabeth à la frontière des territoires Xhosas.
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1828
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Assassinat de Shaka par son demi-frère
Dingane |
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1829
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Les Khoisans n'ont plus besoin
d'un permis de circulation. Fondation du l'Université
de Cape Town |
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1834
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Le 1er décembre:
Abolition de l'esclavage privant
les boers de leur main d'oeuvre. Les exclaves libérés
doivent encore travailler 4 ans gratuitement. |
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1836
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L'abolition de l'esclavage, les
compensations insuffisantes des colons Afrikaners et l'arrogance
des autorités britanniques conduisent des milliers de
boers à choisir l'émancipation du pouvoir colonial.
Optant pour un nouveau départ vers l'intérieur
des terres, des milliers de boers embarquent pour l'inconnu
à bord de leurs chars à bœufs, avec femmes, enfants
et serviteurs. Début du Grand Trek, migration des Boers
vers le nord, qui créent plusieurs états (Orange,
Transvaal, Natal). Cette période a façonné
la mythologie des Afrikaners, le peuple élu, la tribu
blanche, à la recherche de sa terre promise. Digne du
Far West américain, cette aventure constitue la genèse
du « volk » afrikaner. La création
dans le sang de leur république de Natalia contre les
Zoulous sera lourdement chargé de symboles à ce
titre. |
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1838
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La trahison dont ont été victimes
les chefs boers Gert Mariz et Piet Retief symbolisera et justifiera
la méfiance des Afrikaners envers les noirs d'Afrique
du Sud. En effet, alors que Retief venait de négocier
un accord de co-existence et d'entre aides avec le Roi des
zoulous, qu'il avait accepté l'invitation pour un banquet
en cet honneur et à cette fin d'être désarmé,
il fut massacré avec 60 de ses hommes. Le Roi ordonna
alors de trouver les campements boers et de massacrer tous
ceux qui s'y trouver. Alertés par des survivants qui
échappèrent à ces massacres, les familles
boers se rassemblèrent autour de leurs chefs Andries
Pretorius et Sarel Cilliers.
Le 16 décembre 1838 , à l'aube
de la confrontation finale, ils jurèrent que si Dieu
leur accordait la victoire, ils construiraient une église
pour rendre grâce au seigneur afin de l'honorer et se
promirent de lier leur destin au seul Volk et à Dieu.
La confrontation lors de la bataille
de Blood River entre les 500 boers repliés derrière
leurs chariots rangés en cercle et les 10 mille zoulous
se termina par une véritable hécatombe zoulou,
colorant de leur sang la rivière qui fut dorénavant
connu sous le nom de Blood River. Les boers n'avaient que
quelques blessés. Cette victoire consacra la foi des
Boers en leur destin biblique.
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1839
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Proclamation de la République
boer de Natalia |
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1840
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Prise du Natal par les anglais
au début des années 1840 |
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1846
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7ème guerre de frontière |
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1850
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8ème guerre de frontière.
Les Khoisans de la Kat River s'allient aux Xhosas |
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1852
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La Grande Bretagne accorde un gouvernement
représentatif au Cap. Création par les boers et
indépendance de la Zuid-Afrikaansche Republiek (Transvaal).
Ces républiques économiquement
arriérées, faiblement peuplées, où
seuls les boers sont citoyens, furent souvent en conflit avec
les tribus africaines voisines. Si l'État libre d'Orange
réussissait rapidement à parvenir à une
stabilité politique, le Transvaal devait aussi assimiler
plusieurs micro-républiques boers réfractaires.
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1853
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Premiers timbres disponibles au
Cap |
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1854
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Création par les boers et
indépendance de l'Oranje Frystaat (Etat Libre d'Orange) |
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1856
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Implantation de colons britanniques
et allemands à la frontière du Cap-Est. La colonie
du Natal se voit accordé un gouvernement représentatif |
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1857
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Des milliers de Xhosas meurent
à cause d'une prophétie qui prédisait que
le peuple retrouverait tout son pouvoir si il détruisait
toutes ses récoltes et son bétail |
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1860
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Le Transvaal se révéle
immensément riches d'or et de diamants et leurs découvertes
à partir des années 1860 furent perçues
par les Boers, fermiers avant tout, comme une véritable
catastrophe. Des milliers d'aventuriers affluèrent vers
le Transvaal apportant avec eux un mode de vie à l'opposé
de l'austérité et du puritanisme boer. |
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1877
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La Grande Bretagne annexe la république
d'Afrique du sud |
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1879
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La GB envahit le royaume zoulou
de Cetshwayo, contigu à sa colonie du Natal. En janvier
1879 , l'armée britannique subie une défaite mémorable
à Isandlwana. Et c'est lors d'une escarmouche avec les
Zoulous que le jeune Prince Impérial , fils de Napoléon
III et de l'Impératrice Eugénie, trouvera la mort
le 1er juin 1879. Une fois la résitance zoulou anéantie,
le gouvernement colonial britannique put reporter son attention
sur les républiques boers, véritables épines
dorées au milieu de leur Empire. Les Britanniques ne
pouvaient laisser échapper à leur contrôle
autant de richesses. Ils s'employèrent, au travers du
1er ministre du Cap et homme d'affaires Cecil Rhodes , à
saper la stabilité de ces républiques. |
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1881
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Les Boers résistèrent
dans une première guerre en 1880-81 aux britanniques,
ils battent l'armée anglaise à Majuba. Les Boers
portaient des habits khaki de la même teinte que la terre
tandis que les soldats britanniques portaient un uniforme rouge
vif ce qui les rendait une cible bien visible pour les franc-tireurs.
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1884
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Le Lesotho devient protectorat
britannique. |
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1886
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Emergence en 1886 à une
cinquantaine de kilomètres de leur capitale, Pretoria
, d'une ville nouvelle, née de la ruée vers l'or,
arrogante et peuplée d'étrangers (anglais) réclamant
le droit de vote: Johannesburg . Découverte du Main Reef
du Witwatersrand (Gauteng). Les intérêts anglais
et Boers divergent de plus en plus. |
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1893
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Gandhi arrive à Durban |
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1894
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La royaume du Swaziland devient
protectorat britannique |
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1895
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Winston Churchill correspondant
de guerre en Afrique du sud |
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Années 1900
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1899: Création
de la Sabie Game Reserve qui deviendra le Kruger National Park
Les Britanniques revinrent en force, avec
un uniforme plus discret et une tactique adaptée au
pays dans la seconde guerre boer en 1899-1902 ( guerre des
Boers ). Ils placèrent les boers dans des camps de
concentration et leurs serviteurs noirs dans d'autres où
la malnutrition et les maladies étaient fréquentes.
Ils brûlèrent les fermes et les récoltes
pour retirer le support ce qui força les Boers à
attaquer les villes et donc à irriter les citadins.
Finalement ils furent obligés de capituler à
Prétoria le 31 mai 1902 (traité de Vereeniging).
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1904
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Mort du président Paul Kruger |
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1910
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A l'instar de l' Australie et du Canada ,
les Britanniques décidèrent de créer
un dominion unissant les colonies du sud de l'Afrique en l'occurrence
les colonies anglaises du Cap et du Natal avec les anciennes
républiques Boers devenus les colonies du Transvaal
et de l'Orange. Cela permettait également aux Afrikaners
(Boers) de se réinsérer dans la vie politique
et économique des territoires d'Afrique du Sud au sein
d'une union créée et contrôlée
par la Grande Bretagne.
La constitution de l' Union de l'Afrique du
Sud du 31 mai 1910 allait permettre aux afrikaners de reprendre
en main la réalité du pouvoir politique à
l'échelle d'un grand pays composé de 4 provinces
distinctes. Sur à peu près 3 millions et demi
d'habitants, un million est d'origine européenne dont
plus de 2/3 afrikaners.
Le 1er premier ministre élu en 1910
est le général afrikaner Louis Botha , leader
du parti afrikaner « Het Volk » et héros
de la guerre des Boers. Il symbolise alors le retour des Afrikaners
au pouvoir. Ce premier gouvernement comme ceux qui suivirent,
constitué par une alliance des anglophones et d'afrikaners
modérés comme le général Jan Smuts
, un de ses camarades de combat. Il dut néanmoins
affronter une opinion boer hostile à la Grande-Bretagne
et l'opposition de «petits Blancs» racistes.
Pour satisfaire leurs aspirations, Louis Botha
et son gouvernement allaient s'attacher à promouvoir
socialement la communauté afrikaner avec, notamment,
le recrutement privilégié dans la fonction publique
des membres du « Volk », divers soutiens
financiers pour l'achat de terres et de fermes (création
de la banque afrikaner volkbank ) et des mesures sociales
d'avant garde pour les mineurs.
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1912
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Fondation du South African Native
National Congress (futur ANC) |
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1913
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Louis Botha renforce la prépondérance
spatiale des Blancs sur le pays. Le Land Act de 1913 limite
à 13 % du territoire les régions où les
Noirs pouvaient acquérir des terres. Il favorise l'éclosion
d'association et de ligues pour promouvoir l'identité
afrikaner qu'elle soit politique, économique, sociale
ou culturelle. La plus puissante sera la ligue des frères
( Broederbond ) qui en relation avec l' Eglise réformée
Hollandaise (autre composante de l'identité) se chargera
de la promotion des individus notamment au niveau politique
et établira un corps de doctrine appliqué à
l'Afrique du Sud. Cette franc-maçonnerie afrikaner impulsera
la politique du pouvoir blanc et tous les dirigeants politiques
de 1er plan entre 1948 et 1994 en seront membres. |
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1914
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L'AFS déclare la guerre
à l'Allemagne. Répression d'une révolte
boer.
Suite à l'engagement de l'Union dans
la 1ère guerre mondiale au côté de la
Grande Bretagne, un ancien de la guerre des boers, le général
James B. Hertzog , faisait dissidence en optant pour le combat
nationaliste afrikaner et créait en 1914 à Bloemfontein
le premier National Party
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1915
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La première guerre mondiale permit
au dominion britannique de conquérir de nouveaux territoires
comme la colonie du Sud-Ouest Africain allemand en 1915 .
Mais cet engagement au côté des anglais fut dénoncé
par les Afrikaners intransigeants, partisans des allemands
du Sud-Ouest Africain.
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1919
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A la mort de Louis Botha en 1919
, son successeur, Jan Smuts , entreprit une politique économique
très libérale vis à vis des conglomérats
miniers. Ces derniers souhaitaient avoir des coûts de
production les plus bas possibles et donc une main d'œuvre à
bon marché. |
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1922
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Révolte dans les mines de
charbon de Witbank.
En 1922 , une grève générale
à l'instigation des mineurs afrikaners et du parti
communiste est déclenchée dans tout le pays
exigeant des revendications salariales, le slogan étant
« Travailleurs de tout pays, unissez-vous pour
une Afrique du Sud blanche ». Aux revendications
sociales s'ajoutèrent des revendications nationalistes
et anticapitalistes initiées par les communistes blancs.
Des émeutes éclatèrent contre la police
venue évacuer les mines occupées par les mineurs;
une répression sanglante sur l'initiative de Smuts
mit fin en une semaine à leur rébellion. La
répression fut particulièrement sévère
contre les communistes dont la hiérarchie blanche fut
décapitée.
La victoire policière de Smuts se transforma
rapidement en une défaite morale; il se coupa ainsi
de l'appui des Afrikaners modérés
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1923
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Instauration du "pass", passeport
intérieur imposé aux Noirs dès 1923 permettant
le contrôle des migrations. Sur ce pass était inscrit
la situation familiale, professionnelle et personnelle des travailleurs
noirs. Toute irrégularité du pass conduisait à
la prison. |
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1924
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La déroute électorale de Smuts
s'ensuit rapidement dès les élections générales
de 1924 . Le parti communiste ayant été écrasé
par la répression policière, ses sympathisants
se sont facilement retrouvés dans les thèmes
nationalistes et anticapitalistes du Parti National d'Hertzog.
Sa victoire sans équivoque le propulsa aux Unions Buildings
de Pretoria, siège du gouvernement élargissant
son assise électoral jusqu'aux électeurs métis
du Cap.
Une de ses 1ères mesures symboliques
fut de remplacer le néerlandais par l' afrikaans comme
langue officielle au coté de l'anglais.
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1927
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Ségrégation raciale
imposée dans de nombreuse zones urbaines. |
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1928
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Fondation des Kirstenbosch Botanical Gardens
et de l'University of South Africa.
Hertzog mit également en route une
consultation populaire devant aboutir à la création
d'un hymne officiel sud africain et d'un drapeau national
en remplacement du drapeau colonial aux couleurs britanniques.
Cet hymne intitulé « Die Stem van Suid
Afrika » fut approuvé par le parlement
et joué pour la 1ère fois en 1928. Le nouveau
drapeau national hissé cette même année
est dominé par 3 couleurs horizontales, orange, blanc
et bleu (en souvenir du Princevlag hollandais du XVIIème
siècle hissé au Cap en 1652) sur lequel est
reproduit au centre les drapeaux des républiques Boers
et l'Union Jack symbolisant l'union entre les 4 provinces.
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1930
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La politique économique d'Hertzog ne
fut pas très différente de celle de Smuts et
fut marquée par une protection accrue des Afrikaners
avec la poursuite et l'extension d'une politique ségrégationniste
initiée sous Botha. Ce sont des années de prospérité
pour les afrikaners dont le niveau de vie augmente considérablement
jusqu'à la crise économique qui frappe le pays
dans les années 30.
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1933
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En 1933 , devant affronter la progression
du chômage et les problèmes économiques,
les nationalistes d'Hertzog et l'opposition s'accordèrent
sur la constitution d'un gouvernement d'union nationale. Le
Parti National fusionna alors avec le parti de Smuts pour
créer un nouveau parti, le Parti Uni, et permettre
la mise en place de ce gouvernement d'union nationale dirigé
par Hertzog.
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Mais ce ralliement à Smuts provoqua
un nouveau schisme chez les nationalistes. L'aile droite du
parti sur l'initiative du pasteur Daniel Malan refusa l'union
et créa le parti national purifié en 1934 .
Les dirigeants du parti national purifié renchérirent
dans les revendications nationalistes : rupture avec
la Grande Bretagne, instauration de la république,
ségrégation poussée à l'extrême
(on ne parle pas encore d'apartheid), promotion de l'histoire
et de tous les symboles afrikaners, promotion du social-christianisme
afin de permettre et maintenir la domination politique des
Afrikaners sur toute l'Afrique du Sud. Les théoriciens
complétèrent leur idéologie par des références
au nazisme triomphant de l' Allemagne d' Adolph Hitler .
Le gouvernement d'union nationale d'Hertzog
et de Smuts dirigea le pays jusqu'en 1939 . Durant ces années
de cohabitation, l'économie se redressa au dépend
de la situation sociale des plus démunis qu'ils soient
noirs ou blancs, ces derniers étant de plus en plus
attirés vers les thèses nationalistes de Malan.
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1939
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L'AFS déclare la guerre
à l'Allemagne.
En 1939, au moment de faire accepter par le
parlement l'entrée en guerre au côté de
la Grande Bretagne, la coalition gouvernementale volait en
éclat. Alors qu'Hertzog défendait le principe
de neutralité de l'Afrique du Sud, Smuts soutenait
celle de l'engagement au côté des anglais. Malgré
l'appui des voix nationalistes de Malan à Hertzog,
l'entrée en guerre est votée à une courte
majorité. Hertzog démissionne et Smuts se retrouve
seul au pouvoir.
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Durant les années 1939-1945, des groupuscules
armées afrikaners et pro- nazis se multiplièrent
et menèrent des actions de sabotages. La répression
du gouvernement fut impitoyable; ces groupements furent vite
dissous et leurs leaders arrêtés et emprisonnés.
Parmi les militants et sympathisants de ces organisations
figuraient 2 futurs premiers ministres : Hendrik Verwoerd
et Balthazar John Vorster .
Malan et les nationalistes auxquels s'était
joint Hertzog et ses alliés s'unissent dans un Parti
National réunifié, mais très vite en
désaccord avec les ultras proches de Malan, Hertzog
quittait le parti et fondait le Parti Afrikaner qui périclita
après sa mort en 1943 .
Malan et les « nats »
évitèrent dans ces années de guerre d'être
impliqués dans des actions de sabotage mais soutinrent
moralement les buts de ces groupuscules.
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1948
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Il fallu attendre la fin de la guerre pour
que les nats reprennent leurs thèses anti- britanniques.
Les prisonniers « politiques » libérés,
ceux ci rejoignirent les nationalistes et préparèrent
activement la campagne électorale de 1948
sur la base d'un programme concocté par Hendrik
Verwoerd.
Auréolé de la victoire des alliés
à laquelle s'est joint l'Afrique du Sud et de la participation
du pays à la création des Nations
unies , Smuts semblait assuré d'une réélection
confortable, alors que les nationalistes proposaient aux sud-africains
afrikaners mais aussi de langue anglophone un nouveau projet
de société: l' apartheid .
Contre toute attente, le parti national (National
Party - NP) de Daniel Malan remporta la majorité des
sièges aux élections de 1948 bien qu'ayant un
peu moins de voix que ses adversaires du Parti Uni.
Le nouveau 1er ministre, Daniel François
Malan, composa un gouvernement exclusivement afrikaner. Il
confia au théoricien du parti et inventeur de la doctrine
de l' apartheid , Hendrik Verwoerd, le ministère des
affaires indigènes par lequel il allait commencer à
appliquer la doctrine de développement séparé
des races. La suppression (avec difficulté) du droit
de vote des malais du Cap et la création de bantoustans
et autres zones d'habitations réservés aux non-blancs
furent les premières mesures prises. Asiatiques et
Métis perdirent ainsi l'essentiel de leurs minces avantages.
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1949
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Le parlement vote l'interdiction
des mariages mixtes, premières des nombreuse loies ségrégationnistes |
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1950
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Interdiction du communisme |
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Plusieurs lois restreignant considérablement
les droits des noirs sont mises en vigueur (Native land act,
immorality act, population, registration act ...).
- Le Population Registration Act classait
dorénavant la population en quatre groupes :
Blancs, Noirs, Indiens, Métis. De l'appartenance
à tel ou tel groupe dépendaient pour un individu
tous les registres de sa vie : résidence, études,
transports, relations sociales, sexuelles ou amicales.
- Le lieu de résidence était
déterminé par le Group Areas Act, qui durcissait
les réglementations déjà existantes
et permettait l'élimination des «taches noires»
résultant d'achats opérés par les Noirs
avant 1913. On entreprit ainsi d'expulser des «terres
blanches» les «excédents» de population
noire. Ainsi en 25 ans, environ 2 600 000 Noirs furent chassés
des zones rurales «blanches» et renvoyés
dans les réserves où le Bantu Self-Government
Act de 1959 préparait l'institution des bantoustans.
- L'Immorality Act ajoutait à l'interdiction
des mariages interraciaux celle de toute relation sexuelle.
- Le "Suppression of Communism Act" réprimait
lourdement toute forme de propagande ou d'action anticapitaliste
mais assimilait aussi les luttes contre l'apartheid à
des combats capables de subvertir l'ensemble de l'organisation
économique et sociale du pays. Cette dernière
loi sera le principal instrument répressif contre
les combattants des droits de l'homme et permettra la condamnation
à perpétuité de Nelson Mandela dans
les années 60.
Étrangers dans leur propre pays, les
Noirs pouvaient de plus en plus difficilement aller résider
dans les villes, où l'on cherchait à réduire
au maximum leur nombre: seuls pouvaient y venir ceux qui justifiaient
d'un contrat de travail: le "pass", passeport intérieur
imposé aux Noirs dès 1923 permettant le contrôle
des migrations. La ségrégation raciale fut systématisée
dans les quartiers, au prix de multiples destructions et expulsions
et de la construction de townships pour les populations de
couleur. Le gouvernement s'efforça de créer
des industries en bordure des bantoustans, mais nombre de
travailleurs durent aller travailler dans les villes blanches
tout en résidant dans les réserves, au prix
de grands déplacements quotidiens. En fait, l'animosité
contre les anglais était bien remplacée par
la crainte du « péril noir »
chez les afrikaners, crainte également partagée
par une part importante de la minorité anglophone.
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1951
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En 1951 , sur 17 millions d'habitants, 4 millions
était d'origine européenne soit 25% de la population.
Il y a un blanc pour 4 noirs, métis et indiens. Par
comparaison, à la même époque et alors
que le Kenya est à l'apogée de la colonisation
, il n'y a qu'un blanc pour 132 noirs.
En amenant la question raciale au cœur du
débat politique, Malan réussit son O.P.A. sur
les votes afrikaners mais aussi anglophones. Le NP va durant
une trentaine d'année monopoliser le vote de la communauté
afrikaner et amener la majorité de la communauté
anglophone à se reconnaître en lui à travers
ses options raciales.
La reprise de la doctrine de l'apartheid par
les premiers ministres successifs, tous du NP, va créer
un système constitutionnel et législatif unique
au monde et approuvé par la majorité des blancs
convaincu de n'avoir pas d'autres choix pour demeurer pacifiquement
dans leur pays.
De son côté, l'organisation ANC
qui luttait pour l'égalité ou même l'équalité
des noirs avaient une forte teinture socialiste voir communiste
ce qui la rendait un adversaire par exemple des États-Unis
d'Amérique.
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1953
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En 1953 , le NP remporta les élections
dans les circonstances similaires à celles de 1948
mais l'apport des 6 sièges crées pour les électeurs
blancs du Sud-Ouest Africain leur assura une majorité
plus confortable encore qu'en 1948.
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1954
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En 1954 , Malan cédait
son fauteuil à Johannes Strijdom , élu plus encore
conservateur du Transvaal. Il accentua la politique devant amener
à la création de bantoustans noirs (territoires
autonomes administrés par les populations autochtones)
sur 13% du territoire sud-africain. |
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1959
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En 1959 , à la mort soudaine
de Strijdom, Hendrik Verwoerd lui succède à la
tête du gouvernement. La politique sud-africaine est de
plus en plus contestée au niveau international, notamment
aux Nations Unis. |
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1960
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En 1960 le massacre de Sharpeville où
69 protestataires pacifiques (contre les pass books) sont
tués par la police ternit fortement l'image du pays
qui fait interdire la plupart des mouvements de libération
comme l'ANC ou le Pan African Congres.
Symboliquement, le pays est exclu du comité
olympique après les jeux de 1960.
Dans un discours mémorable sur le « vent
du changement » prononcé au parlement à
Cape Town, le 1er ministre britannique Harold McMillan en
profita pour critiquer l'immobilisme et le passéisme
des dirigeants d'Afrique du Sud. Exaspérés les
nationalistes proposèrent de soumettre un projet de
référendum pour instituer la république.
Bien qu'on ait crût un moment à une sécession
des blancs anglophones du Natal, le principe de la république
fut approuvé par 52% des votants en octobre 1960. La
république indépendante d'Afrique du sud est
fondée. À cette occasion les blancs se divisèrent
entre républicains (afrikaners) et loyalistes (anglophones)
mais la transition se fit dans le calme sans émigration
excessive des anglophones. L'Afrique du sud quitte le commonwealth.
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1961
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La proclamation de la République Sud-Africaine
(RSA) le 31 mai 1961 accompagné de la rupture des derniers
liens avec la Grande Bretagne (retrait du commonwealth ) et
la création effective du premier bantoustan noir, le
Transkei marquent l'apogée de l'apartheid.
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1962
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Arrestation de Nelson Mandela.
Les sanctions de l'ONU isole l'Afrique du sud sur le plan diplomatique |
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1964
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En 1964 , c'est le procès de Rivonia
où Nelson Mandela est condamné à perpétuité
alors que trois millions et demi de noirs sont à cette
date regroupés dans les bantoustans sans pouvoir civique
autre que celui de travailler pendant la journée dans
le reste du pays.
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1966
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Poursuite de l'apartheid avec l'instauration
de Bantoustan (régions autonomes) dans lesquels sont
parqués les noirs en fonction de leur origine ethnique.
En septembre 1966 , un illuminé assassina
Verwoerd en plein cœur du parlement et mettait fin à
la phase d'élaboration et d'application intensive et
méthodique de l'apartheid.
Le successeur de Verwoerd, Balthazar John
Vorster , allait reprendre la doctrine mais de façon
plus pragmatique en ralentissant son application et en multipliant
des exceptions à l'application des lois ségrégationnistes.
Ainsi, l'ambassadeur noir du Malawi et le personnel de l'ambassade
échappèrent aux lois raciales en étant
qualifié de blancs d'honneurs. De même, les asiatiques
originaires de Taiwan ou du Japon étaient catalogués
parmi les blancs. En même temps, Vorster entreprenait
une politique de rapprochement avec certains pays africains
modérés ( Côte d'Ivoire ).
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1967
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Christiaan Barnard réussit
la première transplantation cardiaque |
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1968
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Indépendance du Swaziland |
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1969
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En 1969 , pour la 1ère fois, le gouvernement
acceptait la présence de joueurs maoris parmi l'équipe
de rugby néo-zélandaise venue rencontrer les
springboks sud-africains. Des rencontres entre équipes
multiraciales étaient favorisées. Enfin, Vorster
renonçait à faire modifier le drapeau sud-africain
comme le prévoyait Verwoerd qui voulair faire supprimer
la représentation de l' Union Jack de l'emblème
national. Il avait été envisagé un nouveau
drapeau aux bandes tricolores verticales oranges, blanches
et bleues avec au centre un springbok bondissant surplombant
des protéas.
Toutes ces exceptions provoquèrent
un tollé chez les héritiers spirituels de Verwoerd.
Albert Hertzog, fils de l'ancien 1er ministre et plus extrémiste
que ne fut ce dernier, quitta le parti avec quelques compagnons
et fonda le parti national reconstitué ( HNP ). Vite
repris en main par Jaap Marais , cette nouvelle dissidence
restera marginale (de 3 à 7% des voix blanches).
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1970-71
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Dans les années 70, la
RSA est sévèrement critiquée par la communauté
internationale. En 1971 , le tribunal de La Haye lui retire
son mandat sur le Sud-Ouest Africain mais la RSA refuse de se
soumettre à cette décision. |
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1973
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Création de l'IFP (Inkatha
Freedom Party) par Mangosuthu Buthelezi |
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1974
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L'ONU demande à l'AFS de
se retirer de la Namibie.
En 1974 , l'assemblée générale
des Nations-Unis refuse les lettres de créances de
l'ambassadeur de RSA sous prétexte de non-représentativité
de son peuple !
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1976
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Emeutes de Soweto - 575 morts. En 1976, l'imposition
par le ministre Andries Treurnicht , de l'enseignement obligatoire
en afrikaans au lieu de l'anglais ou d'une langue locale pour
les écoliers noirs provoquait un soulèvement
de ces derniers dans les Townships. Une marche de protestation
fut organisée dans le district noir de Soweto près
de Johannesburg le 16 juin 1976 . Environ 20000 étudiants
arrivèrent et malgré des appels au calme des
organisateurs commencèrent à confronter les
forces de l'ordre. Celle-ci fut submergée et des propriétés
furent détuites. Les autorités réagirent
en déclenchant des mesures de guerre avec le droit
de tuer ceux qui étaient assimilés à
des pillards. La répression des forces de sécurité
sud-africaine et de la police de Jimmy Kruger fut très
féroce. La plupart des autres pays, sauf la Grande
Bretagne et les États-Unis qui craignaient trop le
basculement du pays dans le camp de l' Union Soviétique
, condamnèrent la repression et imposèrent une
limitation du commerce ou même des sanctions. Les images
et les témoignages sur le massacre de Soweto feront
le tour du monde.
Fuite des capitaux étrangers |
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1977
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Le 12 septembre, mort de Steve Biko à
30 ans, torturé à mort par la police afrikaaner
après 16 jours de détention sans procès.
Il fut un des héros les plus incontestés de
la lutte anti-apartheid après avoir fondé le
mouvement de Conscience Noire (BPC - Black People's Convention).
Le Parti Uni, principal parti d'opposition
en complète décomposition et peu crédible
face au NP se dissout en 1977. Suite à la décolonisation
du Mozambique et de l' Angola et l'arrivée de gouvernements
marxistes, la RSA se présenta en dernier rempart contre
la main mise des communistes en Afrique australe permettant
à Vorster d'obtenir le soutien plus ou moins tacite
des gouvernements occidentaux. La RSA devenait dans le même
temps une puissance nucléaire grâce à
ses relations avec Israël et la France .
Un embargo sur les ventes d'armes à
la RSA fut alors votée au conseil de sécurité
des Nations-Unis alors que le pays est engagé militairement
en Angola contre le gouvernement marxiste en place en soutenant
directement ou indirectement le mouvement rebelle de l'UNITA
et qu'il soutient le gouvernement blanc de Rhodésie
. Cet échec diplomatique pour Vorster s'accompagna
d'un scandale financier touchant l'un de ses proches, Connie
Mulder , ministre de l'information. Vorster ne tarda pas à
être éclaboussé par l'affaire et dû
céder son fauteuil de 1er ministre, pour être
nommé président de la république, fonction
symbolique de laquelle il démissionna officiellement
pour raisons de santé un an plus tard.
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1978
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En 1978 , le successeur de Vorster au poste
de 1er ministre était le ministre de la défense,
Pieter Botha . Son gouvernement formait un subtil équilibre
entre conservateurs et libéraux, entre ceux des anciens
gouvernements Vorster et des personnalités plus pragmatiques
vis à vis de la doctrine de l'apartheid. Il confia
le ministère de la défense au très conservateur
Général Magnus Malan , présenté
alors comme un dauphin potentiel et maintenait au ministère
des affaires étrangères Roelof « Pik »
Botha , élu plus libéral de Rustenburg. Botha
maintenait l'ultra conservateur Andries Treurnicht alors qu'au
ministère de l'énergie, il nommait un autre
conservateur du Transvaal, élu de Vereeniging , un
certain Frederik De Klerk .
Si Botha faisait figure à l'origine
de partisan intransigeant du régime, ses fonctions
à la tête de l'État vont l'amener à
trancher en faveur du camp des « éclairés »
du NP (pragmatiques) contre les « crispés »
(conservateurs) réunis autour de sonministre et président
de la fédération NP du Transvaal, Andries Treurnicht.
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1980
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Attentat de l'ANC contre une raffinerie
dans l'Etat Libre. Emeutes au Cap > 30 à 60 morts |
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1981
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Avec l'appui des pragmatiques du parti, Botha
décida d'entreprendre une réforme des institutions
qui romprait en fait avec l'idéologie verwoerdienne.
En 1981 d'ailleurs, seulement 4 bantoustans avaient accédé
à l'indépendance alors que 10 conservaient un
statut d'autonomie, démontrant la lenteur et les difficultés
rencontrés ppur construire l'apartheid.
En 1981, Botha poposa une réforme constitutionnelle
pour présidentialiser le régime et surtout octroyer
un droit de vote et une représentation séparée
pour les métis et les indiens en instaurant un parlement
tricaméral . Mais rien n'est prévu pour les
noirs, pourtant majoritaires. Bien que cette réforme
soit limitée et soit qualifiée de bancale par
les libéraux, que le principe de la domination blanche
ne soit pas remis en question, les conservateurs se crispèrent.
Aux élections de 1981, le HNP obtenait 13% des voies
révélant la méfiance des ruraux afrikaners
vis à vis du gouvernement Botha.
A l'annonce des propositions sur les nouvelles
institutions, les conservateurs du NP menés par Andries
Treurnicht, tentèrent de censurer le gouvernement.
Botha imposa cependant sa réforme à la majorité
des parlementaires du NP provoquant une cassure idéologique
entre Afrikaners du Transvaal et de l'Orange avec ceux du
Cap et du Natal. Au Transvaal, Pieter Botha se reposa sur
Frédérik De Klerk et Pik Botha pour évincer
Treurnicht, le président du NP transvaalien en ralliant
la majorité des élus du Transvaal.
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1982
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Andries Treurnicht ne tarda pas provoquer
un nouveau schisme en quittant le parti national avec une
dizaine de parlementaires NP pour fonder en 1982 le Parti
Conservateur (Conservative Party - CP).
Dès sa création, le CP reçut
le soutien de John Vorster, de la veuve de Verwoerd et de
la plupart des groupuscules d'extrême droite. Le HNP
refusait cependant d'intégrer le CP, restant fidèle
à son héritage verwoerdien. Le programme du
CP se distingua par l'acceptation en son sein des anglophones
comme Clive Derby Lewis, et par la volonté de créer
un État blanc séparé du reste de l'Afrique
du Sud aux dimensions plus réduites que dans l'idéologie
verwoerdienne. Il s'agissait de faire revivre l'idéal
des républiques Boers.
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1983
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Nouvelle constitution mise en
place par le président Botha au pouvoir depuis 1978;
quelques droits sont accordés aux Indiens et Métis.
A la même époque l'Afrique du Sud soutient les
guérillas anti-communistes d'Angola et du Mozambique.
Raid sud-africain à Maputo censé abriter des bases
de l'ANC. |
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1984
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Desmond Tutu prix nobel de la paix. PW Botha
élu président d'Afrique du sud
En novembre 1984 , Botha faisait adopter sa
réforme par référendum . Avec 76% de
participation, les blancs approuvaient à 65% la nouvelle
constitution instituant un système présidentiel
tricaméral. Le poste de 1er ministre était supprimé
et Botha prenait la fonction de président de la république
(State President).
Il s'agissait moins pour les blancs d'accorder
le droit de vote aux minorités de couleurs que de maintenir
l'exclusion des noirs de toute représentation parlementaire.
Les élections générales
qui s'ensuivirent marquèrent un glissement de l'électorat
afrikaner vers le CP lequel enregistrait de très bons
scores dans les régions rurales du Transvaal et de
l'Orange ainsi qu'à Pretoria, le fief afrikaner, lui
permettant de doubler sa représentation parlementaire.
Les émeutes raciales se multiplièrent
dans le pays alors que la situation internationale de la RSA
se détériorait. Le pays était soumis
à un embargo économique et financier de plus
en plus contraignant sous la pression de divers lobbies internationaux
anti-apartheid qui exigeaient la fin de la discrimination
et des élections multiraciales. Les alliés naturels
de la RSA comme les USA se désolidarisaient sous la
pression de l'opinion publique et des mouvements noirs américains.
En RSA même, les présidents des puissants conglomérats
miniers, craignant pour leurs intérêts financiers,
demandèrent au gouvernement d'adopter une politique
plus libérale et d'engager des pourparlers avec les
organisations noires mais Botha tergiverse.
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1985-86
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Emeutes anti-apartheid
et affrontements dans les ghettos noirs. Etat d'urgence et sanctions
économiques de la part des pays occidentaux. L'opposition
anti-apartheid se développe dans tout le pays, y compris
chez une minorité de Blancs. Grève de 275000 mineurs.
Annonce du démantelement juridique de l'apartheid.
En 1986 , en même temps qu'il accentuait
la répression contre les manifestations noires et qu'ils
proclamait l'état d'urgence, Botha abolissait certaines
lois emblématiques de l'apartheid comme le «passeport
intérieur». Il mit fin également à
l'interdiction des mariages mixtes entre personnes de couleur
différente et reconnaissait la pérennité
de la présence des noirs dans les frontières
de la RSA blanche.
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1988
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Amnistie pour les prisonniers politiques renonçant
à la violence. Participation des noirs aux élections
municipales. Botha gracie les "6 des Sharpeville".
L'abolition des mesures vexatoires du « petty
apartheid » comme les bancs ou les bus réservés
aux blancs provoqua de vives réactions dans les milieux
conservateurs. Aux municipales de 1988 , le CP s'empara de
60 des 110 municipalités du Transvaal et d'une municipalité
sur 4 dans l'État Libre d'Orange. Le NP conserva de
justesse Pretoria. Botha se retrouvait alors gêné
sur sa droite et devait ralentir sur les réformes.
Il voulait éviter une fracture irrémédiable
entre afrikaners.
Alors qu'elle est engagée dans la lutte
contre les forces cubaines depuis l'indépendance de
l' Angola en 1975, un retrait réciproque est négocié
sous l'égide des Nations-Unis au cours de l'année
88. Les forces cubaines acceptent de se retirer d'Angola.
En contre-partie le gouvernement Sud-Africain accepte de retirer
son soutien militaire et financier au mouvement rebelle UNITA
et d'engager le processus politique devant aboutir rapidement
à l'indépendance de la Namibie (21 mars 1990)
qu'elle considérait jusque là comme sa 5ème
province.
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1989
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Démission de Botha. Le président
De Klerk, partisan d'une certaine ouverture, au pouvoir. Marche
pour la paix au Cap.
En janvier 1989 , victime d'une congestion
cérébrale, Pieter Botha se retirait pendant
un mois. À son retour, il renonçait à
la présidence du Parti National (NP) mais déclarait
vouloir se maintenir jusqu'aux élections générales
de 1990.
A la tête du NP lui succède le
président du parti dans le Transvaal, Frederik De Klerk,
soutenu par l'aile droite du parti.
Bien que catalogué comme conservateur,
De Klerk voulait changer l'image du parti et du pays. Proche
des milieux économiques, il savait que les sanctions
internationales étaient de moins en moins supportables
pour le pays. Il avait pris conscience que le poids démographique
des noirs était trop important et que les blancs étaient
devenus trop minoritaires (18%) pour pouvoir le diriger efficacement.
Il avait compris enfin que l'apartheid avait atteint ses limites
et avait échoué à empêcher les
noirs de devenir partout majoritaires en RSA blanche à
l'exception du Cap-Occidental où les métis demeuraient
les plus nombreux et à Pretoria où les afrikaners
dominaient encore significativement.
Durant l'été 1989, Botha fut
contraint de démissionner par les membres de son cabinet
qui voulaient placer De Klerk le plus rapidement possible
à la présidence pour sortir d'une situation
bloquée et impulser un nouveau souffle au pays.
Dès sa nomination à la présidence
de la république, De Klerk s'entoura d'une équipe
favorable à des réformes fondamentales. S'il
maintenait quelques piliers de l'apartheid comme Magnus Malan
à la défense et Adriaan Vlok à la sécurité
intérieure, c'était pour donner des gages à
l'électorat conservateur. Il maintenait de même
l'inamovible Pik Botha aux affaires étrangères
pour rassurer les libéraux. La nouveauté fut
la montée en puissance au sein du gouvernement et du
parti de nationalistes pragmatiques comme Leon Wessels, Danie
de Villiers, Kobie Coetsee ou Barend du Plessis.
De Klerk convoqua des élections générales
anticipées en septembre 1989. Celles-ci furent mauvaises
pour le NP avec la perte d'une trentaine de sièges
au profit du Parti Conservateur - CP (39 sièges pour
33% des voies) et du nouveau Parti Démocratique (Democratic
Party - DP), issu d'une fusion entre les partis libéraux
héritiers du Parti Uni (avec 33 sièges et 21%
des voies). Le NP gardait néanmoins une petite majorité
mais il n'était plus le 1er parti des électeurs
afrikaners qui lui avaient préféré le
CP pour 45% d'entre eux (et seulement 7,5% des voies anglophones).
Dès l'automne 89, De Klerk faisait
supprimer les dernières lois de l'apartheid mesquin
malgré l'opposition des mairies CP.
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1990
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Fin de l'engagement sud-africain en Namibie.
Fin de l'interdiction de l'ANC, du PAC (Pan Africanist Congress),
et du SACP (parti communiste). Libération de Nelson
Mandela et fin de la lutte armée de l'ANC.
En janvier 1990 , De Klerk provoquait la fureur
des ultras et la stupeur du monde entier en autorisant les
partis noirs interdits comme l'ANC ou le parti communiste
et annonçait la libération prochaine des prisonniers
politiques dont Nelson Mandela, figure emblématique
de la lutte anti apartheid.
La riposte de l'ultra droite ne se fit pas
attendre; des défilés de milices et autres organisations
paramilitaires eurent lieu dans la plupart des villes afrikaners.
Eugène Terreblanche , le chef du groupement paramilitaire
« Mouvement de Résistance Afrikaner » (AWB),
organisation reconnaissable à son sigle formant une
svastika à 3 branches, devint aux yeux de l'opinion
mondiale le symbole de l'oppression raciste sud-africaine
et de la résistance au changement. Cette image très
négative servit cependant les partisans des réformes.
La libération de Nelson Mandela en
février 1990 et les pourparlers entre le gouvernement
et les ex-partis interdits déchaînèrent
les passions au sein de la communauté blanche. Contre
ceux qui criaient à la trahison et au suicide politique
d'un peuple, les partisans des réformes affirmaient
leur croyance en une transition pacifique des pouvoirs à
la majorité noire, transfert jugé inéluctable
et seul moyen pour permettre l'obtention de garantie pour
les minorités.
En mars 1990, et après des négociations
sous l'égide des Nations Unis, la RSA abandonna sa
tutelle sur la Namibie.
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1991
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Abolition de l'apartheid et levée des
sanctions internationales sur le pays.
En juin 1991 , De Klerk fit abolir par le
parlement les dernières lois d'apartheid encore en
vigueur concernant l'habitat et la classification raciale.
L'état d'urgence fut levé à l'exception
du Natal où des violences meurtrières entre
ANC et partis noirs conservateurs ensanglantaient la région.
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1992
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La Constitution autorise les Noirs à
entrer au gouvernement. Affrontements entre l'ANC de Mandela
et l'Inkhata (parti Zoulou). Dans les années 1990-96,
des milliers de personnes ont été tuées
lors d'affrontements réguliers entre les Comrades
(milice du Congrès national africain - ANC) et les
Vigilantes (milice du Parti de la liberté Inkhata-IFP,
à dominante zouloue), deux adversaires politiques historiques
au KwaZulu.
Le 17 mars 1992 , les blancs votaient au référendum
sur le bien fondé des réformes pour l'abolition
de l'apartheid. Le taux de participation dépassa les
80 %. Et ce fut à 68,7% que le oui aux réformes
l'emporta. Le CP n'avait pu mobiliser au-delà de son
électorat et subissait alors une cruciale défaite.
Le référendum avait obligés les Blancs
à décider concrètement de leur avenir
et à faire un choix clair et définitif sur la
politique de réformes constitutionnelles du gouvernement.
La défaite des partisans de l'apartheid fut sans appel.
La plupart des régions fiefs du CP votèrent
oui aux réformes. Seule la région de Pietersburg
dans le Northern Transvaal manifesta à 58% son hostilité
aux réformes. Dans les régions anglophones,
c'est un raz de marée en faveur du oui (78% à
Johannesburg, au Cap, à Port Elizabeth), les records
en sa faveur ayant lieu au Natal (78% à Pietermaritzburg
; 84% à Durban ).
C'est la consécration pour De Klerk
qui déclara qu'en ce jour les sud-africains avaient
décidé par eux-même de refermer définitivement
le livre de l'apartheid. Sans condamner le régime passé,
il rappela que le système né pour de bonnes
intentions avait dérapé sur la réalité
des faits. Il s'avérait bien que les blancs ne renonçaient
pas au système parce qu'il était moralement
condamnable mais parce qu'avec pragmatisme, la communauté
afrikaner prenait acte du fait que l'apartheid était
un échec n'ayant pu lui assurer ni la sécurité
économique ni la sécurité physique. Une
issue négociée était alors d'autant plus
vitale, pour la «tribu blanche».
En 1992, l'Afrique du Sud, exclue depuis 1964,
fut réintégrée aux jeux olympiques de
Barcelone auxquels elle participa sous un drapeau olympique,
l'ANC refusant que des sportifs noirs soient représentés
sous les couleurs de l'apartheid. Pour la 1ère fois
depuis longtemps, une équipe de rugby étrangère
vint en RSA durant l'été 1992 sans opposition
mais sous conditions imposées par l'ANC concernant
le comortment des officiels sud-africains. Mais lors du 1er
test-match contre la Nouvelle-Zélande à l'Ellis
Park de Johannesburg, en faisant jouer l'hymne national « Die
Stem » repris en cœur par un public agitant abondamment
les couleurs bleues, blanches et oranges, l'ANC menaça
d'en appeler à nouveau aux sanctions internationales.
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1993
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De Klerk et Mandela prix Nobel de la paix.
Assassinat de Chris Hani.
En mars 1993 , alors que les négociations
continuaient, un des leaders les plus populaires du parti
communiste, Chris Hani , fut assassiné. L'enquête
retrouva rapidement les instigateurs de l'attentat parmi les
milieux d'extrême droite. Le commanditaire de l'assassinat
était Clive Derby Lewis, un des chefs anglophones du
CP. L'arrestation de ce dernier fut le symbole de la fin de
l'impunité pour les tenants de la ségrégation
. En avril 1993, un nouveau coup dur frappa le CP : Andries
Treurnicht mourait à la suite de problèmes cardio-vasculaire.
Un nouveau chef, Ferdinand Hartzenberg , lui succéda
mais il ne put enrayer le déclin du parti.
Du côté des nationalistes, des
scandales éclaboussèrent le gouvernement De
Klerk. Magnus Malan abandonna son poste de ministre de la
défense pour celui des eaux et forêts à
la suite de mises en cause dans la fourniture d'armes au parti
zoulou Inkhata pour contrer les militants de l'ANC. Le ministre
de la loi et de l'ordre, Adriaan Vlok, fut lui aussi impliqué
dans le scandale et également céda son poste
pour un autre moins sensible. La mise à l'écart
de ces 2 piliers conservateurs du gouvernement compromis dans
les exactions des forces de sécurité obligea
De Klerk à accélérer les négociations
en vue de l'élection d'une assemblée constituante
en 1994.
Le 18 novembre
1993 , l'ANC et le NP approuvèrent
une nouvelle constitution démocratique, des élections
pour tous les adultes en avril 1994 et le statut de langue
officielle pour neuf langues locales soit un total de onze.
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1994
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Premières élections
multi-raciales gagnées par l'ANC. Mandela président
et De Klerk vice-président.
Vingt-sept partis se présentaient à
ces élections, mais dix-neuf seulement au niveau national.
Les six plus importants étaient l'ANC (Congrès
National Africain) dirigé par Mandela, le PN (Parti
National, au pouvoir depuis 1948, dirigé par De Klerk),
l'Inkatha (organisation vassale du pouvoir blanc, constituée
sur des bases tribales) dirigée par Buthelezi, le Parti
Démocratique (DP, parti bourgeois), le Front de la
liberté (FF, scission du regroupement néo-nazi)
conduit par le général Viljoen, et le PAC (Pan
Africanist Congress), organisation nationaliste qui se veut
"radicale", s'est engagée en Avril 1993 seulement
dans le processus électoral. Le NP, l'Inkatha, le DP,
le FF défendent, bien sûr l'Etat blanc colonial
et la propriété capitaliste.
En avril 1994 , après
une campagne électorale sous tension où les
attentats de gauche et de droite se sont succédé,
la RSA allait procéder à ses 1ères élections
multiraciales.
Deux jours avant le vote, un attentat attribué
à l'extrême droite eu lieu à Johannesburg
devant le quartier général de l'ANC. Des attentats
meurtriers suivirent à Germiston et à l'aéroport
Jan Smuts de Johannesburg. Considérés comme
un baroud d'honneur de l'extrême droite, ils ne remirent
pas en cause les élections.
Le 27 avril 1994 , à minuit, l'hymne
afrikaner « Die Stem » fut joué
dans tout le pays. Partout, le drapeau sud-africain qui flottait
sur le pays depuis 1928 fut déployé puis amené.
A minuit une, un autre drapeau (arc-en-ciel)
aux couleurs noir, jaune, vert, rouge, blanc, bleu, fut levé
alors que retentissait le nouvel hymne officiel symbole des
africains « Nkosi sikhelele'i Afrika »
(Dieu sauve l'Afrique) suivi immédiatement de « Die
Stem ». L'Afrique du Sud avait du choisir un nouveau
drapeau pour symboliser le changement de régime et
un nouvel hymne national , en l'occurrence 2 hymnes pour la
période de transition, les blancs acceptant l'hymne
des noirs et ces derniers acceptant de conserver celui des
blancs pour manifester la réconciliation.
A partir du 27 avril 1994 et pendant 3 jours,
les sud-africains allaient voter. Seuls 5 partis étaient
assurés d'une audience nationale sur la vingtaine qui
se présentait: L'ANC, le NP, l' Inkhata Freedom Party
(IFP), le DP (le parti des libéraux anglophones) et
le FF le parti de Viljoen. Le CP et le HNP ont refusé
de participer.
Les résultats officiels furent publiés
début mai. Les sud-africains avaient voté pour
élire leurs représentants au parlement et dans
les conseils provinciaux. À cette fin, 9 nouvelles
provinces avaient été constitué à
la place des 4 anciennes, réintégrant tous les
bantoustans indépendants ou autonomes: - L'ANC remporta
63 % des voix soit un peu moins des 2/3 nécessaires
pour élaborer et voter seul la future constitution.
Le parti de Nelson Mandela remporta 7 des 9 nouvelles provinces.
- Le NP arriva en second avec 23 % des voix, essentiellement
celles des blancs, des métis et des indiens. Grâce
aux métis d'ailleurs, le NP remporta la province du
Cap-Occidental avec 59 % des voix et échoua de justesse
dans la province du Cap-du-Nord avec 40 % des voix (contre
juste 50 % à l'ANC). - L'IFP obtint 10 % des voix et
une représentation provinciale presque uniquement au
KwaZulu-Natal avec 50 % des voix obtenus malgré la
fraude électorale qu'elle avait organisée. -
Le Freedom Front avec 2,8 % vint ensuite mais n'atteignit
pas la barre des 5 % qu'il s'était fixé. En
fait, il n'avait obtenu qu'un peu moins de la moitié
des voix traditionnels du CP (soit 450 000 au lieu de 1 million).
Cet électorat soit avait préféré
voter « utile » et donc pour le NP soit
s'était réfugié dans l'abstention comme
l'encourageait le CP. - Le DP arriva en 4ème position
avec 1,8 % des voix essentiellement au Cap et à Johannesburg.
L'extrême gauche fut laminée. Quant aux provinces
du nord de l'Orange, elles se retrouvèrent toutes avec
un gouvernement ANC : - La nouvelle province du Northern
Transvaal vota à 84% pour l'ANC (38 sièges au
conseil provincial), le reste se partageant chez les blancs
entre le NP (1 siège) et le FF (1 siège). -
La nouvelle province de Pretoria-Witwatersrand-Vereeniging
au cœur de l'ancien Transvaal (région de Johannesburg)
vota à 57 % pour l'ANC, à 25 % pour le NP; le
FF, le DP puis l'IFP obtenant ensuite de bons scores suffisant
pour obtenir des sièges. - La nouvelle province du
Nord-Ouest (Transvaal de l'ouest, Bophuthatswana et une partie
du Cap nord-est) vota pour l'ANC (83 %) puis pour le NP (9
%) et le FF. - La nouvelle province du Eastern Transvaal vota
à plus de 80 % pour l'ANC suivi du NP (9 %). Bons scores
du FF (5 %). - L'État Libre d'Orange envoya 77% de
représentants de l'ANC au conseil provincial. Le NP
et le FF se maintinrent dans la plus afrikaner des provinces.
- La nouvelle province du Northern Cape passa de justesse
sous la domination de l'ANC (50 %) contre 40 % au NP, 6% au
FF, et 1,8 % au DP. Toutes ces provinces plus celles du Cap
occidental (seule province remportée par le NP avec
59 % des voix), du Cap oriental et du nouveau Kwazulu-Natal
auront désormais à leur tête un premier
ministre administrant les affaires provinciales.
Un gouvernement d'union nationale fut alors
formé début mai, réunissant les représentants
des partis ayant obtenu plus de 5% des voix, c'est à
dire l'ANC, le NP et l'IFP.
Le 10 mai , Mandela fut élu Président
de la République par le parlement. Son intronisation
eu lieu à Pretoria en présence de représentants
du monde entier dont le vice-président américain,
Al Gore , ou Fidel Castro .
Le premier président noir nomma Thabo
Mbeki comme 1er vice-président et Frederik De Klerk
comme second vice-président. L'un représentait
l'ANC, l'autre la minorité blanche qui dominait encore
le monde des affaires. Le 1er gouvernement multiracial à
majorité ANC comprenait plusieurs ministres NP dont
l'inamovible Pik Botha qui passait des affaires étrangères
au ministère des ressources et de l'énergie
et quelques ministres de l'IFP dont Buthelezi, le chef de
l'Inkhata nommé aux affaires intérieurs.
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1995
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Victoire des Springboks lors de la coupe du
monde de rugby organisée en Afrique du sud. Visite
de Jean Paul II. En janvier, mort de Joe Slovo à 69
ans, leader du SACP et également un des leader du Umkhonto
we Sizwe (MK) en 1961.
Une commission dite « vérité
et réconciliation » présidée
par l'Archevêque du Cap, Desmond Tutu , fut chargée
d'enquêter dans le pays pour faire la lumière
sur les crimes passés au nom de l'apartheid que ce
soit par le gouvernement ou les mouvements de libération.
Tous sont invités à venir raconter leur vérité
et demander le pardon. Pendant 5 ans elle entendra des milliers
de témoignages et en fera une synthèse dans
laquelle elle fera des propositions. Aucun ancien dirigeant,
hormis quelques ministres subalternes ne demandera le pardon
pour les crimes commis. Parallèlement, les grands procès
contre certains ministres comme Magnus Malan ou contre des
représentants des forces de sécurité
comme Wouter Basson, « le docteur la mort »
se solderont par des acquittements prononcés par des
juges formés sous l'ancien régime.
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1996
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Spéculations contre le Rand. Adoption
d'un programme économique libéral. Foot : les
Bafana bafana remporte la Coupe d'Afrique des Nations. Première
audience de la commission "vérité et réconciliation".
En 1996, la future constitution définitive
fut adoptée malgré les réserves des partis
minoritaires, mécontents notamment du fait que certaines
préoccupations des minorités n'aient pas été
pris en compte. En mai 1996, la coalition gouv | | |