Stellenbosch - "Town of Oaks"
Stellenbosch aerial view
Population : 70 000 habitants + environs 15000 étudiants
Carte de Stellenbosch
Site web : http://www.stellenboschtourism.co.za Université : http://www.sun.ac.za
carte de stellenbosch
Situation : à 50 kms à l'est de Cape town
Surnom : "Eikestad", The Town of Oaks (chênes)
Photos de Stellenbosch
Photos

Stellenbosch est une petite ville pleine d'étudiants, c'est un peu hallucinant on se croirait dans une série télé parfois, il est plus facile d'y rencontrer des étudiants internationaux qu'à Cape Town et c'est aussi une ville très sure à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. C'est une des raisons qui explique mon choix d'y habiter sans hésiter même si je m'éloignais un peu de Cape Town. Par petites annonces trouvées dans le centre étudiants Neelsie j'ai donc trouvé une colocation à 6 avec 5 sud-africains (Denise, Pieter, Tandie , encore un Pieter, et Annette) dans une maison dans Banhoek Street, à deux pas d'Academia et Concordia, les deux résidences ou logent la quasi-totalité des étudiants étrangers. Ca m'a permis de vivre et sortir avec des sudafs tout en rencontrant un maximum d'étrangers pour la plupart hollandais, allemands et américains avec qui je garde toujours contact et que je revois meme en Europe pour certains. La vie à Stellenbosch est tout simplement exeptionnelle grâce à toutes les installations sportives mises à la dispositions des étudiants, aux braii (barbecue) organisés dans les résidences et les maisons, et à sa vie nocturne hyper active : Bohemia, Nu'Bar, Springbok pub, Rustic café, The Rhodesian Arms, Tollies, Denim & Diamonds, De Akker (un des 3 plus vieux pubs d'Afrique du sud), Stone's .... Très très dur de devoir partir !! Les sud-africains sont aussi très sportifs, tous les étudiants pratique au moins un sport régulièrement, Stellenbosch s'y prete bien, et c'est assez frappant de voir le nombre d'étudiants faire leur jogging le matin, aller à la salle de gym tous les jours et se balader sans complexes avec leur pot de proteines sous le bras. Une bonne occasion pour moi de me remettre à fond au foot et de jouer au moins 2 fois par semaine avec une vingtaine d'autres étrangers (cf photos).

A Stellenbosch on a un peu l'impression d'être dans une bulle à l'écart de tous les problèmes, la population est en très grande partie blanche, les noirs font tous les petits boulots et habitent Kayamandi, le township de 20 000 habitants à l'entrée de la ville (ikhaya "home", et - mnandi "sweet" en Xhosa). L'organisation ISOS (International Student Organization Stellenbosch) permet aux étudiants de donner de leur temps dans le township pour aider les enfants. De tous les endroits que j'ai visité en Afrique du sud, c'est à Stellenbosch que se fait le plus sentir la séparation encore trop présente entre blancs et noirs. La langue la plus utilisée est l'Afrikaans mais tout le monde parle anglais aussi donc aucun problème à ce niveau la. Pendant les vacances scolaires, la ville se vide complètement donc inutile d'y rester ca devient une ville fantome ! Les liaisons entre Cape town et Stellenbosch ne sont pas pratique donc si comme moi vous devez faire le trajet régulièrement une voiture est indispensable (il faut compter 45 mn).

 
Historique et Rugby

Coeur des winelands, centre viticole et universitaire, Stellenbosch fut fondée en 1685 par le gouverneur Simon Van Der Stel, et des chênes plantés à cette époque ombragent toujours ses rues bordées denombreuses demeures de styles Cape Dutch, géorgien, Regency et victorien. Plusieurs d'entre elles durent être restaurées, trois incendies ayant ravagés la cité depuis sa fondation. La marche à pied offre le meilleur moyen de découvrir la ville (l'office du tourisme est situé dans Mark street). Stellenbosch vient de 'Van der Stel's bush', le nom qui avait été donnée au camp du gouverneur.

Repris sur le site humanite.presse.fr :

"Stellenbosch est le berceau de la culture afrikaans, sa vocation universitaire a pour origine l'établissement en 1863, du Dutch Reformed Theological Seminary, un séminaire protestant, puis en 1866 du Gymnasium. Le Stellenbosch College, achevé en 1886, servit ensuite de précurseur à l'université actuelle, crée en 1918, dont les batiments s'intègrent harmonieusement au patrimoine architectural de la cité. Elle accueille chaque année plus de 15 000 étudiants. L'université de Stellenbosch se répartit sur 4 campus : Stellenbosch, Tygerberg, Bellville Park and Saldanha. L'année scolaire commence en février et se termine mi-décembre.

La langue de référence des cours demeure l’afrikaans sauf pour les cours pour postgraduate qui sont plutot en anglais. Plus aucune loi n’interdit aux Noirs de venir étudier ici, mais le mur demeure.

Vu le passé de la Universiteit Von-Stellenbosch, peu de parents noirs même très aisés auraient l’idée d’envoyer leur progéniture la bas. Car, c’est ici, en plein coeur du pays des vins, qu’a été formée l’élite de l’apartheid et... de l’équipe nationale de rugby. Depuis la fin du XIXe siècle, Stellenbosch a produit cent quarante-neuf Springboks (dont seulement cinq Anglophones et deux métis) et donné quatorze capitaines (dont Dawie De Villiers, qui devint ensuite ministre, Morne Du Plessis, Tiaan Strauss, Bob Skinstadt et Corne Krige) à ce XV à la fierté aussi démesurée et vaine que la mission qui lui était assignée : montrer sur le pré la supériorité afrikaner.

Encore aujourd’hui, Stellenbosch représente l’antichambre la plus sûre de la gloire springbok. L’équipe provinciale des Stormers, qualifiée pour le Super 12 (Compétition réunissant les quatre meilleures provinces de chacun des pays suivants : Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie), est composée aux deux-tiers d’anciens Maties (surnom des étudiants de Stellenbosch). Il faut dire qu’au stade Danie-Craven (ancien Matie, ancien capitaine des Boks et ancien président de la Fédération), on dispose du savoir-faire, de l’expérience, de moyens et d’un vivier. En 2003, les cinq équipes du club (les Maties, les Victorians, les Cravens, les Markotters et les Akkers) ont toutes remporté leur championnat respectif. Mais toujours pas de mixité, ni sociale ni communautaire.

Depuis 1994, l'Afrique du sud se sort d'un système vieux de 50 ans, il faut donc bien sur plus de temps avant que tout cela change. "

 

 

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