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Coeur des winelands, centre viticole et universitaire,
Stellenbosch fut fondée en 1685 par le gouverneur Simon
Van Der Stel, et des chênes plantés à cette
époque ombragent toujours ses rues bordées denombreuses
demeures de styles Cape Dutch, géorgien, Regency et victorien.
Plusieurs d'entre elles durent être restaurées,
trois incendies ayant ravagés la cité depuis sa
fondation. La marche à pied offre le meilleur moyen de
découvrir la ville (l'office du tourisme est situé
dans Mark street). Stellenbosch vient de 'Van der Stel's
bush', le nom qui avait été donnée
au camp du gouverneur.
Repris sur le site humanite.presse.fr :
"Stellenbosch est le berceau de la culture
afrikaans, sa vocation universitaire a pour origine l'établissement
en 1863, du Dutch Reformed Theological Seminary, un séminaire
protestant, puis en 1866 du Gymnasium. Le Stellenbosch College,
achevé en 1886, servit ensuite de précurseur à
l'université actuelle, crée en 1918, dont les
batiments s'intègrent harmonieusement au patrimoine architectural
de la cité. Elle accueille chaque année plus de
15 000 étudiants. L'université de Stellenbosch
se répartit sur 4 campus : Stellenbosch, Tygerberg, Bellville
Park and Saldanha. L'année scolaire commence en février
et se termine mi-décembre.
La langue de référence des cours
demeure lafrikaans sauf pour les cours pour postgraduate
qui sont plutot en anglais. Plus aucune loi ninterdit
aux Noirs de venir étudier ici, mais le mur demeure.
Vu le passé de la Universiteit Von-Stellenbosch,
peu de parents noirs même très aisés auraient
lidée denvoyer leur progéniture la
bas. Car, cest ici, en plein coeur du pays des vins, qua
été formée lélite de lapartheid
et... de léquipe nationale de rugby. Depuis la
fin du XIXe siècle, Stellenbosch a produit cent quarante-neuf
Springboks (dont seulement cinq Anglophones et deux métis)
et donné quatorze capitaines (dont Dawie De Villiers,
qui devint ensuite ministre, Morne Du Plessis, Tiaan Strauss,
Bob Skinstadt et Corne Krige) à ce XV à la fierté
aussi démesurée et vaine que la mission qui lui
était assignée : montrer sur le pré la
supériorité afrikaner.
Encore aujourdhui, Stellenbosch représente
lantichambre la plus sûre de la gloire springbok.
Léquipe provinciale des Stormers,
qualifiée pour le Super 12 (Compétition réunissant
les quatre meilleures provinces de chacun des pays suivants
: Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie), est composée
aux deux-tiers danciens Maties (surnom des étudiants
de Stellenbosch). Il faut dire quau stade Danie-Craven
(ancien Matie, ancien capitaine des Boks et ancien président
de la Fédération), on dispose du savoir-faire,
de lexpérience, de moyens et dun vivier.
En 2003, les cinq équipes du club (les Maties, les Victorians,
les Cravens, les Markotters et les Akkers) ont toutes remporté
leur championnat respectif. Mais toujours pas de mixité,
ni sociale ni communautaire.
Depuis 1994, l'Afrique du sud se sort d'un système
vieux de 50 ans, il faut donc bien sur plus de temps avant que
tout cela change. "
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